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Les Parisiens s'accrochent sur les murs de l'Hôtel de Ville

Le 18 septembre 2013, 11:27 dans Culture 0

A VOIR. Des situations quotidiennes de parisiens et parisiennes, les Tumblrs en ont déjà fait leurs choux gras. Mais l'illustratice du site internet My Little Paris les décortique pour en faire des dessins très réalistes. Une série qu'elle appelle affectueusement "Les Parisiens" !

Cet été, les plus observateurs d'entre vous, ont pu repérer disséminés sur les Champs Elysées, à Saint Germain des Prés ou encore à Barbès, les dessins de Kanako Kuno, l'illustratrice de My Little Paris, diplômée de l'université de Tama-Art de Tokyo. Exposés en plein air, ils sont pris le chemin de l'Hôtel de Ville le 12 septembre dernier pour y être présentés en série jusqu'au 8 octobre.

Ses 48 dessins prennent pour sujet les parisiens et leurs travers qui ne sont pas sans nous renvoyer à nos propres fantaisies citadines. Japonaise de naissance, Parisienne depuis huit ans, Kanako a ce regard à la fois analytique, poétique et humoristique. Elle ne rate aucune miette de situations rocambolesques, frôlant parfois le ridicule. Elle s'en amuse n'hésitant pas à pousser un peu le vice ajoutant deux, trois lignes de dialogues amusants. Les traits sont fins, la mise en scène simple, les personnages colorés. Certains de ses dessins, comme celui de Bastille par exemple, ne sont pas sans rappeler ceux de Sempé, l'illustrateur du Petit Nicolas.

Créée en partenariat avec les Editions du Chêne et la mairie de Paris, cette exposition reprend des dessins déjà publiés dans le livre Les Parisiens paru en octobre 2012, et des nouveaux réalisés spécialement pour l'occasion. Malgré cette jolie initiative qui nous invite pour quelques minutes de légèreté et de sourires, je regrette le peu de soin porté à la valorisation des planches, collées à même des cadrans en bois, dont certains sont déjà très abimés. 

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La lingerie sans dessus-dessous aux Arts décoratifs

Le 29 août 2013, 13:58 dans Sorties 0

 

A VOIR. Depuis le 5 juillet dernier, les dessous ont investi le musée des Arts décoratifs. Une curiosité intime qui décortique la silhouette féminine et masculine. Une exposition qui permet de comprendre l'utilité de la lingerie et son évolution dans le temps en fonction des moeurs de la société. Une proposition pleine de promesses mais qui ne les remplit pas totalement.

 

Il y a peu, en zappant sur l'émission 100% Mag, je suis tombée sur un sujet prônant l'abandon du soutien gorge. Il paraîtrait que l'armature des sous-vêtements rend la poitrine fainéante et qu'il serait bon de la laisser aller librement. Mieux encore, certaines femmes, adeptes de cette libération mammaire, retrouveraient une poitrine tonique. Une attitude qui aurait fait grand bruit au XVIe siècle où la mise en forme du buste des nobles était un passage obligé. Il faut souffrir pour être belle, parait-il. Un message véhiculé dans la première partie de l'exposition proposant un regard méticuleux sur les modes rigides qui se sont succédées avant la délivrance des années 1900. Merci qui ? Merci Nicole Groult, Paul Poiret et Madeleine Vionnet, trois couturiers et créateurs qui ont laissés place à une ligne "naturelle" et sans encombrement. Dans cette seconde partie, on reconnait donc des accessoires bien connus comme le push-up ou le boxer, mais surtout quelques créations prestigieuses aperçues sur les podiums. Elles apparaissent comme un parfait résumé de l'exposition, Thierry Mugler et Jean-Paul Gaultier, entre autre, s'inspirant de l'Histoire des dessous, pour détourner des pièces phares. 

Très intéressée par la thématique et les collections présentées, je suis tout de même sortie déçue de l'exposition pour plusieurs raisons :

Une scénographie à l'aveugle. Il y a un vrai bon conseil à prendre pour visiter "La Mécanique des dessous, une histoire indiscrète de la silhouette" : préparez vos yeux de félins. Pour des soucis de conservation des tissus et de leurs couleurs, les pièces ne peuvent être exposées en pleine lumière. L'enfilade de vitrines très sombres n'empêche en rien l'appréciation des dessous mais rend totalement illisible les cartels qui les accompagnent. Une petite déception, si comme moi, vous aimez repérer les matières utilisées et l'époque de confection. 

Au petit bonheur la chance. Sans une explication, il est presque impossible de s'y repérer. L'exposition est conçue de façon chronologique dont les repères sont illisibles.  On tourne en rond, cumulant les allers et retours sans jamais vraiment comprendre le sens de la visite. Une occupation de l'espace aléatoire qui entâche vraiment la compréhension de l'ensemble.

Malgré tout, on y trouve :

Des anecdotes rigolotes. On retient quelques subtilités dans la métamorphose de la silhouette au fil des siècles. Celle de la braguette m'a bien fait sourire. Je me suis toujours demandée pourquoi sur certaines toiles représentant des scènes de la vie quotidienne de la Renaissance, les hommes semblent avoir un appareil génital proéminent. Réponse : le rembourrage. Pour souligner le pénis et reproduire l'érection, la gente masculine, en quête de virilité, fourrait leur braguette pour paraître mieux appareillée. Montaigne s'exaspérait de ces pratiques qu'il qualifie dans les Essais de "vain modèle et inutile d'un membre" pour accroître la "grandeur naturelle par fausseté et imposture". 

Des mises en situation ludiques. En parcourant les vitrines, je n'ai pu m'empêcher d'avoir une pensée compatissante pour les femmes des siècles passés. Entre le corset, la gaine, le faux-cul, les tournures et autres instruments de torture fashion, la tenue du corps était alors une attention de tous les instants. La verticalité ou encore la taille de guêpe - l'impératrice Sissi faisait un petit 50cm de tour de taille - relevaient presque du défi, obligeant les femmes à porter des armatures ingénieuses, qui couvertes de nombreuses couches passaient totalement inaperçues. Leurs mécanismes nous sont révélés par des reconstitutions animées et plus encore puisqu'il est possible de les essayer et de se prendre pour Marie-Antoinette ou Anne Karénine à votre convenance.

Informations pratiques :

Jusqu'au 24 novembre. Musées des Arts Décoratifs. 107 rue de Rivoli. 75001 Paris. Ouverts du mardi au dimanche de 11h à 18h. 8€/9€50. 01 44 55 57 50. www.lesartsdecoratifs.fr.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

And the winner is ...

Le 22 août 2013, 15:38 dans Humeurs 4

AWARD. Ce matin, j'ai reçu un gentil mail de Tia, dont j'ai découvert le blog grâce à Hellocoton, m'apprenant une nouvelle tout à fait sympathique. Elle m'a décernée le Liebster Award. C'est assurément la première fois que je gagne quelque chose, je suis donc toute fière et me devais de le partager avec vous. Mais finalement qu'est ce que c'est exactement le Liebster Award ?

Ce terme allemand signifie "aimé", "chéri", "favori" ... Accordé aux blogueuses avec moins de 200 abonnés, cet award récompense l'initiative et permet de donner un petit coup de pouce en véhiculant leurs idées. Les blogueuses sélectionnées valorisent à leur tour 11 autres blogs qu'elles apprécient et ainsi de suite. Une belle boucle collective !

Invitée par Tia, je me prête au jeu qui consiste à :

1/ Ecrire 11 informations sur moi :

J'ai un tatouage à l'intérieur du poignet droit. Si je m'écoutais je ne pourrais m'habiller qu'en dentelle et en cuir. Je rêve de retrouver ma longue chevelure d'ado. J'ai la larme facile. J'aimerais hiberner une fois par an. Je n'ai jamais réussi à faire cette fameuse virgule à l'eye liner. Je déteste les olives. J'écris un livre depuis 4 ans. Je suis nulle au golf. Je vais au festival Rock en Seine samedi. 

2/ Répondre aux indiscrétions de Tia : 

Tu fais quoi dans la vie ?

Je suis journaliste spécialisée culture. Radio, TV, web, presse écrite ... Je suis passée par tous les supports pour finir chez Arts Magazine. 

Impressionnisme ou Fauvisme ?

Impressionnisme. J'aime regarder les choses avec un voile de naïveté et de douceur floutée pour atténuer une réalité parfois trop crue.

La bonne adresse de ta ville ?

Sans hésiter La Tête de Goinfre. Un petit restaurant dans le 17ème entre La Fourche et Brochant (ligne 13) qui vaut vraiment le détour. Les plats conviviaux sont toujours accompagnés d'une purée maison à tomber. Une adresse incontournable pour celles et ceux qui raffolent de belles pièces de viandes rouges.

Ton blog préféré ?

Tête de Veau ! Difficile de choisir. J'ai quelques blogs fétiches que je consulte plusieurs fois par jour : Make my lemonade, Et pourquoi pas Coline, Make you fashion, Hello it's Valentine, La Revue de Kenza sans oublier The Cherry Blossom Girl.

Ta définition du parigot ?

N'étant parisienne que depuis un an, je dirais que le parigot est un parisien capable de vadrouiller d'arrondissements en arrondissements sans jamais demander son chemin. Il aime s'installer aux terrasses de café pour observer les passants et lire Libération avec conviction. Il a pris l'habitude de passer ses soirées dans son restaurant coup de coeur et ses week-end à la campagne. Il n'a pas l'air d'un touriste et pourtant il semble toujours de passage. 

3/ En recevant cet award, il m'incombe une mission : sélectionner à mon tour 11 blogueuses qui méritent Liesbter. Un choix difficile mais je suis parvenue à me décider.

Félicitations à Camille (Vive la rose et le lilas), Chloé (Bowl and Spoon), Bertille (Bertille en guenilles), Chloé (Le ballon jaune), Nat (Nat'H'Arts), Pauline (Les inspirations de Pauline), Clem' (Les chroniques de Clem'), Audrey (Hilaydays), Clémence (The Trendy Corner), Alix et Alicia (Ye Koreaa) et enfin Melissa (Prête moi Paris).

Mes onze indiscrétions pour vous les filles :

- Quel livre peux-tu relire sans te lasser ?

- Quelle est ta playlist de l'été ?

- Plutôt maillot une ou deux pièces ?

- Quel est ton accessoire de mode fétiche ?

- Une émission télé/série que tu ne raterais pour rien au monde.

- Quelle est ta destination de vacances privilégiée ?

- Quels sont les magazines que tu lis régulièrement ?

- Plutôt Henry Cavill (Man of Steel) ou Christian Bale (The Dark Night) ?

- Tu commandes une glace trois boules, quels parfums choisis-tu ?

- Quel est pour toi le dimanche idéal ? 

- Plutôt aventureuse ou casanière ? 

 A vos claviers ! 

 

 

 

 

 

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